Programme
Jeudi 3 décembre
A partir de 9h Accueil des participants et mise en place du Forum*
Forum : espace d'exposition pour les acteurs qui souhaitent présenter leur travail dans le domaine de l'éducation et de la sensibilisation à l'environnement urbain.
Sur inscription. Mise à disposition de matériel : tables, chaises, grilles expositions, branchement électrique. Sur inscription.
9h30 – 10h Ouverture officielle du carrefour par Martine LIGNIERES-CASSOU, Députée Maire de Pau ou Bénat LACLAU-LACROUTS, adjoint au maire, Georges LABAZEE, conseiller Régional
Présentation du carrefour par Nathalie TORREJON, Destination Patrimoine
10h – 11h15 Ateliers (sur inscription – 20 personnes maximum par atelier)
1- « Etalement urbain, densité et cadre de vie »
Qui dit étalement urbain dit transports... et pollutions. Qu'elles soient atmosphériques ou sonores, ces conséquences d'une mobilité décomplexée amènent depuis quelques années maintenant notre structure à s'intéresser aux alternatives possibles au tout voiture, à la multi modalité. Et surtout à se questionner sur la façon de sensibiliser les publics pour les rendre acteurs de démarches citoyennes novatrices.
Isabelle FLEURENTDIDIER, co-directrice du CDIE Béarn, Pau
2- « De l'intérêt de l'accompagnement aux collectivités territoriales par les C.A.U.E. : méthode, démarche et participation »
Le CAUE, dans ses missions, propose l'aide à la décision et l'accompagnement aux collectivités dans la mise en œuvre de leur projet : aide à la programmation, rédaction de cahier des charges, mise en place de consultation, marché de définition.... Quelless méthodes et démarches sont utilisées ? Cet atelier est principalement destiné aux élus locaux, cependant, toute personne intéressée par ce thème pourra s'y inscrire.
Patrick FIFRE, directeur du CAUE 64, Pau
3- « Co-concevoir une animation pédagogique sur le thème de l'aménagement durable »
Au-delà des sujets traités par l'association, Destination Patrimoine est reconnue tant par l'Education Nationale que par la DDJS pour la spécificité de ses animations pédagogiques. L'atelier propose de mettre en place collectivement les bases d'une animation sur le thème de l'étalement urbain et la densité afin que chaque participant comprenne, d'une part, la logique des animations conçues par Destination Patrimoine et d'autre part, s'empare de la structure de l'animation elle-même afin de pouvoir l'adapter par la suite à ses propres contextes.
Nathalie TORREJON, Architecte DPLG et cofondatrice de Destination Patrimoine, Pau
4- « Comment intégrer de la sensibilisation dans la pratique des architectes »
Dans leurs pratiques, les architectes et autres professionnels de l'aménagement participent à enrichir les débats sur le thème de l'étalement urbain et de la densité. Mais trop souvent, le dialogue avec les maîtres d'ouvrages et usagers est parasité par un déficit de conscience ou de connaissance de la problématique. Comment modifier les pratiques, quels outils créer ou utiliser afin de proposer un socle commun favorable.
Claude BARRY-SAUVET et Paul CANET, Architectes DPLG, administrateurs du Pavillon de l'Architecture, Pau
5- « Habiter » (maximum 15 personnes)
En prolongement du projet « Habiter », dont le thème est centré sur la relation individuelle ou collective à son environnement de vie ou de passage, les participants (par groupe de 5 personnes) deviennent visiteurs de lieux de vie urbains, et sont invités à une expérience dans l'espace public ...Cet atelier participatif est à la croisée des chemins entre sciences de la nature, sciences humaines et sociales afin de s'interroger, comprendre, s'exprimer sur l'évolution des formes urbaines, des pratiques sociales, du « vivre ensemble ».
Animateurs des Petits Débrouillards d'Aquitaine
6- « Etalement urbain et densité, comment sensibiliser le public scolaire ? »
Le thème de l'étalement urbain et de la densité s'inscrit dans les notions de patrimoine et de développement durable de plus en plus abordées dans les programmes de l'éducation nationale. Comment traiter de ces questions avec les élèves pour les rendre acteurs ? De quels moyens (méthodologie, dispositifs, partenaires culturels) disposent les enseignants ? Quels outils créer pour mettre en place ce type de projet.
Mano CURUTCHARRY, enseignante, Bayonne et Mireille SICARD, Architecte, Maison d'Architecture de l'Isère, Grenoble
7- « Intervention artistique et éducation à l'environnement urbain »
A partir d'actions menées par «tout le monde», Laboratoire itinérant artistique et culturel, il s'agira de s'interroger sur la pertinence de passer par l'extraordinaire pour mieux considérer l'ordinaire, autrement dit en quoi des formes artistiques peuvent changer notre regard sur l'environnement urbain et modifier nos comportements individuels et collectifs.
Philippe JACQUES et Karen GERBIER, Architectes et artistes associés, Tout le monde, Lateste
8- « Dense, Dense, Dense ! »
Atelier pédagogique sur la densification et l'étalement urbain mené auprès de classes du CM1 à la 5ème, pour amener les élèves à regarder, analyser et critiquer les différents modes d'habiter, afin de concevoir un programme idéal et d'en exprimer la forme. Après avoir recherché les éléments qui font la ville : les habitations, les commerces, la mairie, les écoles, les hôpitaux, le cinéma..., on observe trois types de regroupements d'habitats : individuel dans un lotissement, collectif dans un grand ensemble et la Cité Radieuse de Le Corbusier, afin d'en déterminer les avantages et les inconvénients. Cette analyse permet ensuite de proposer un programme de regroupement d'habitations et de services qui prend en compte tous les avantages.
Emmanuel SOULIER, Architecte, responsable de la pédagogie en milieu scolaire, CAUE 13, Marseille
11h15 – 11h45 Pause
11h45 – 12h30 Séance Plénière
Restitution des ateliers par les rapporteurs et débat
12h30 – 14h Déjeuner sur place (sur inscription)
14h – 15 h45 Table ronde 1 : « La sensibilisation en milieu scolaire »
1- « Hauteurs habitées et territoires dépliés »
Une installation conçue pour la ville de Bayonne à l'occasion du 40ème anniversaire de la construction des immeubles des hauts de Sainte Croix et dans le cadre de la requalification du grand ensemble de Marcel Breuer architecte et designer de l'école du Bahaus.
Philippe JACQUES et Karen GERBIER, Architectes et artistes associés, Tout le monde, Lateste
2- « Voisins-Voisines, nouvelles formes d'habitat individuel »
Présentation de l'exposition et de l'action pédagogique en direction du public scolaire à partir de huit opérations qui sont autant d'alternatives au logement traditionnel.
Francine Fort, directrice de Arc-en-rêve, Bordeaux
3-« La Charte paysagère, urbaine et architecturale du Pays du Grésivaudan (Isère) »
Exemple d'un outil d'appropriation d'un territoire périurbain : une charte paysagère, urbaine et architecturale, n'est pas un document de planification a proprement dit. Elle n'a pas non plus de portée réglementaire ni ne s'inscrit dans une démarche opérationnelle. Il s'agit d'un outil hybride qui offre un espace-temps collectif pour réfléchir au paysage, aux modalités de sa production, à ses usages et d'une manière générale aux moyens que l'on se donne pour améliorer la qualité de son cadre de vie.
Olga BRAOUDAKIS, Architecte urbaniste libéral, membre de la Maison d'Architecture de l'Isère, Grenoble
Débat avec les trois intervenants
15h45 – 16h15 Pause
16h15 – 18h Table ronde 2 : « De nouvelles approches de sensibilisation »
1- « Hauteurs habitées et territoires dépliés »
Une installation conçue pour la ville de Bayonne à l'occasion du 40ème anniversaire de la construction des immeubles des hauts de Sainte Croix et dans le cadre de la requalification du grand ensemble de Marcel Breuer architecte et designer de l'école du Bahaus.
Philippe JACQUES et Karen GERBIER, Architectes et artistes associés, Tout le monde, Lateste
2- « Maisons voisines : études et projets d'étudiants »
Présentation de Présentation du travail réalisé avec les étudiants de troisième année.
Nadia SBITI, Architecte urbaniste, Ecole Nationale d'Architecture, Toulouse
3- « La Charte paysagère, urbaine et architecturale du Pays du Grésivaudan (Isère) »
Exemple d'un outil d'appropriation d'un territoire périurbain : une charte paysagère, urbaine et architecturale, n'est pas un document de planification a proprement dit. Elle n'a pas non plus de portée réglementaire ni ne s'inscrit dans une démarche opérationnelle. Il s'agit d'un outil hybride qui offre un espace-temps collectif pour réfléchir au paysage, aux modalités de sa production, à ses usages et d'une manière générale aux moyens que l'on se donne pour améliorer la qualité de son cadre de vie.
Olga BRAOUDAKIS, Architecte urbaniste libéral, membre de la Maison d'Architecture de l'Isère, Grenoble
Débat avec les trois intervenants
19h30 Apéritif dînatoire (sur inscription)
20h30 Conférence
Pascale LEGUE, Anthropologue urbaniste, Paris/La rochelle
Vendredi 4 décembre
9h- 9h30 Présentation et introduction
Patrick FIFRE, directeur du CAUE 64
Martin VANIER, professeur de géographie et aménagement à l'université de Grenoble et consultant
9h30-10h « Former les citoyens », Emmanuel BROCHARD, directeur du CAUE 41
Expériences de formation à l'appréhension de l'étalement urbain.
Le CAUE 41 a mis en place des sessions de formations destinées à divers publics dont l'objectif est de sensibiliser l'ensemble du corps social à la problématique de l'étalement urbain. L'expérience menée révèle l'importance de cette pédagogie active pour faire pénétrer dans la société cette préoccupation fondamentale pour construire la ville de demain.
10h-10h30 Pause
10h30-12h30 Table ronde 1 : « Habiter et circuler dans la ville »
Animateurs : Martin Vanier, témoin discutant Emmanuel Brochard
1- « La maison individuelle : un modèle en voie de disparition ? »
L'image de la maison au milieu de son jardin est la traduction d'un idéal partagé par plus de 80% des français. En rencontrant les habitants dans leur contexte de vie quotidienne, ainsi que les institutions, les politiques et les professionnels qui fabriquent ces maisons, on saisit avec plus de justesse comment se construisent ces modes d'habiter, au propre et au figuré. Ce modèle urbain de la maison au milieu du jardin est depuis peu décrié par les autorités, mais il est aussi encore rarement révisé. « Densité, densité », entend-on. Ce nouvel urbanisme répond-il à la demande sociale ? La question majeure se pose là. En effet, sera-t-il possible de concilier ce que réclament les habitants, une qualité d'habitat et d'habiter respectueuse de l'espace d'intimité familiale et de son bien-être, jusque dans le jardin, avec une certaine compacité urbaine favorisant les relations sociales communales et respectueuse des nouvelles contraintes environnementales ?
Pascale LEGUE, anthropologue urbaniste
2- « Depuis le rural, regard sur l'étalement urbain »
Décentrons notre regard pour observer l'étalement urbain depuis les espaces ruraux et périurbains. Ces espaces se recomposent (ou essaient de se recomposer) au grès d'un développement urbain souvent subi, avec des conséquences qui sont souvent considérées comme des dommages collatéraux sans rarement être anticipées. Ne peut-on pas dire aujourd'hui que les campagnes périurbaines accueillent des habitants sans avoir (ou sans s'être donné) les moyens de leur permettre d'habiter ? Quelles sont les conséquences d'un accroissement de la population dans des espaces dont les infrastructures ne sont pas calibrées pour les accueillir ? Cette absence de réflexion et de concertation conduit trop souvent à une certaine anarchie. Pour les collectivités, cela se traduit régulièrement par des surcoûts pour satisfaire les besoins de nouvelles populations. Pourtant parfois on rencontre des élus qui ont eu une réflexion intercommunale et dont les résultats sont assez intéressants, notamment au niveau de l'organisation des services et de la gestion des infrastructures.
Pascale LEVEQUE, géographe, maître de conférences à l'université du Maine
3- « Circuler dans la ville étalée »
L'étalement urbain peut-être vu comme la progression d'une forme ou comme l'émergence d'un mode d'habiter singulier. Les conséquences foncières, paysagères et environnementales de la forme se combinent avec les implications sociales de l'habiter. Mais, plus insidieuse et souvent minimisée dans la compréhension du phénomène, la mobilité induite par cet étalement est une des questions centrales qu'il faut poser et à laquelle il faut apporter des réponses. Les conséquences en termes d'infrastructures et d'altération des modes de vie, se conjuguent avec les conséquences environnementales et la complexification de la gestion des alternatives collectives à l'automobile. Mais au-delà de la question des mobilités, il est nécessaire d'interroger la distance entre la volonté de densifier des aménageurs et les aspirations des populations.
Marc WEIL, urbaniste consultant, ancien directeur de l'agence d'urbanisme de Brest
Débat avec les trois intervenants
12h30– 14h Déjeuner sur place (sur inscription)
14h-16h Table ronde 2 : « Construire et gouverner la ville et ses périphéries »
Animateurs Martin VANIER, témoin discutant Emmanuel BROCHARD
1- « On ne corrige pas l'étalement urbain par décret »
Le titre de cette présentation fait allusion à l'ouvrage de Michel Crozier (« on ne réforme pas la société par décret ») et associe de fait l'étalement urbain à une nouvelle forme d'habiter la ville. Pour avoir quelque chance de corriger à la marge ce phénomène, ce que l'on appelle « lutte contre l'étalement urbain » dans la doxa technico-politique, il faut d'abord considérer ces étalements dans la grande diversité leur formes selon les échelles (mix de formes). Puis les rapporter à un riche « mix de facteurs » : à la grande échelle, l'extension des « bassins sociaux » de toutes natures, peu malléables, est le thème clef. Il faut enfin jouer d'un complexe « mix de régulations » dans lequel les interventions de planification territoriale n'ont qu'un rôle mesuré, à l'encontre des régulations économiques « dirigées » qui jouent un rôle clef.
Jean MARIEU, Professeur émérite d'urbanisme à l'université de Bordeaux 3
2- « L'étalement urbain en question : comprendre ici et regarder ailleurs »
L'étalement urbain est-il une fatalité ? Un rapide regard sur des expériences à l'étranger montre que des solutions sont trouvées ailleurs alors qu'elles ne semblent pas émerger en France. Ce regard périphérique impose un questionnement sur ce qu'il se passe ici pour comprendre les facteurs de résistance. L'expérience révèle quelques clés du blocage : diabolisation de la densité, absence de cohérence des projets,...
Jean-Michel ROUX, urbaniste consultant
3- « Quelle gouvernance pour les périphéries urbaines ? »
Au final, l'étalement urbain questionne la gouvernance urbaine. Les Plan Locaux d'Urbanismes et les Schémas de Cohérences Territoriales mis en place par la loi Solidarité et Renouvellement Urbain en 2000 devaient permettre une meilleure gestion de la progression de la ville. De la même façon, les structures de coopération intercommunales, toilettées en 1999, semblaient autoriser enfin la maîtrise du foncier et la négociation des concurrences internes à la ville. Pourtant les dérives persistent et induisent la nécessité de mettre en place des expérimentations de modes de gouvernance complexes, dans l'interterritorialité.
Paul BOINO, urbaniste professeur à l'institut d'urbanisme de Lyon
Débat avec les trois intervenants
16h-16h30 Pause
16h30-17h Synthèse : Marie-Claude DEROUET-BESSON, sociologue Institut National de Recherches Pédagogiques, Lyon